Education - Le ministre de l'éducation prône des examens
propres et transparents
Les examens nationaux ont démarré lundi 30 juin dernier
avec les épreuves de baccalauréat. Ils sont 693 750 candidats
aux différents examens nationaux qui affrontent ces examens
contre 542 086 en 2007. Comme aux examens de l'an dernier, le
ministre de l'Enseignement pré-universitaire promet d'organiser
des examens propres, transparents et équitables loin de toute
supercherie.
Selon le ministre de l'Enseignement pré-universitaire, 5 426
500 adolescents affrontent les examens d'entrer en 7ème année,
118 572 au BEPC, 87 742 au baccalauréat et 60 935 candidats aux
examens d'entrée et de sortie des écoles professionnelles.
De l'avis de certaines surveillants et même des candidats au
baccalauréat unique, toutes les mesures ont été prises pour
éviter la fraude. Déjà à la veille, le message était clair,
pas question d'aller avec des sacs, des téléphones portables
et autres objets pouvant permettre à l'élève de violer la
nouvelle règle. Comme l'a dit Ousmane Souaré, le ministre de
l'Enseignement pré-universitaire, seuls ceux qui mériteront
iront en classe supérieure.
Il revient de rappeler que l'année scolaire qui risquait
d'être comprime a pu être sauvée de justesse après la
suspension par l'inter centrale de l'Education FSPE-SLECG le 22
juin dernier de son mouvement de grève générale illimitée
lancé le 19 juin sur toute l'étendue du territoire national
pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail.
Une suspension du mouvement de grève qui fait suite à des
négociations " fructueuses " qui ont conduit à la
signature d'un protocole d'accord sur les 9 points de la
plate-forme revendicative.
Dans une déclaration lue par Louis M'Bemba Soumah, le
Secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et
Chercheurs de Guinée (SLECG), l'inter syndicale de l'Education
FSPE-SLECG, déclarait avoir tenu compte de la prise en charge
effective sur les bulletins de juin des 25 points de la valeur
monétaire du point d'indice de certains enseignants reclassés
ainsi que des rappels différentiels de salaires des enseignants
ayant migré au FGA de 2006 à 2008.
Ainsi, mesurant à leur juste valeur les acquis de ces
négociations dont le Protocole d'accord fait foi, et prenant en
compte l'intérêt national, l'inter syndicale de l'éducation
FSPE-SLECG avait décidé de la suspension le 22 juin 2008 de la
grève générale et illimitée déclenchée depuis le 19 juin
2008 sur toute l'étendue du territoire national.
L'inter syndicale de l'éducation a félicité les enseignantes
et enseignants, les chercheurs et autres employés de
l'éducation pour les acquis obtenus et pour avoir observé,
dans la discipline, le mot d'ordre de grève.
L'inter syndicale de l'Education FSPE-SLECG avait invité à cet
effet les enseignantes et enseignants à reprendre le travail le
lundi, 23 juin 2008 à 8 heures sur toute l'étendue du
territoire national et à participer activement à
l'organisation des examens nationaux en vue d'achever en beauté
l'année scolaire et universitaire 2007-2008. ce qui fut fait.
Car elle avait rassuré les enseignantes et enseignants que
toutes les dispositions sont prises pour l'application effective
du Protocole d'accord. Faute de quoi, annonce l'inter centrale
de l'Education, la grève qui n'est que suspendue, pourra être
déclenchée dès la rentrée scolaire et universitaire
2008-2009.
Une annonce qui avait été accueillie avec un véritable ouf de
soulagement par les parents d'élèves, les autorités qui
craignaient le soulèvement des élèves ainsi que les élèves
eux-mêmes qui craignaient également une année blanche.
A l'annonce de la bonne nouvelle, dans les quartiers de la haute
banlieue de Conakry, les élèves avaient manifesté partout
leur joie de voir l'année scolaire sauvée. Ainsi, dès lundi,
comme ordonné par l'inter centrale de l'éducation, enseignants
et élèves avaient repris le chemin de l'école dans le calme
et dans la discipline. Et les examens nationaux ont ainsi pu
avoir lieu.
Reste aux autorités de respecter leurs engagements afin
d'éviter dès la rentrée scolaire prochaine de nouveaux
troubles, étant donné que l'inter centrale de l'Education
menace de reprendre son mouvement de grève si le protocole
d'accord n'était pas respecté.
Guilana Fidel Mômou
Tibou Camara nouveau ministre de la Communication et des NTI
: " Je mesure le poids et la confiance renouvelée de
Monsieur le Président de la République "
La journée du lundi 23 juin a été marquée à Conakry par
la passation de service au niveau de plusieurs départements
ministériels. Au niveau du ministère de la Communication et
des Nouvelles Technologies de l'Information (NTI), Issa Condé,
désormais ministre de la Jeunesse et des Sports, a passé le
témoin à Tibou Camara qui était jusque là le Président du
Conseil National de la Communication (CNC). La cérémonie
était présidée par le Secrétaire général du Gouvernement,
Elhadj Oury Baïlo Bah.
Le Secrétaire général du gouvernement a salué les résultats
obtenus par le ministre sortant en si peu de temps, entre
autres, la couverture du territoire en réseau GSM.
Elhadj Oury Bah a aussi salué l'arrivée à la tête du
ministère de la Communication et des NTI de Tibou Camara, en
qui le Président de la République a renouvelé sa confiance
après son séjour au CNC. Il a ensuite interpellé le nouveau
ministre de la Communication et des NTI sur les défis qui
l'attendent : résoudre le problème d'interconnexion entre les
sociétés de téléphonie mobile, promouvoir le réseau du
téléphone fixe, rédynamiser la poste guinéenne, promouvoir
la promotion de la liberté d'expression, améliorer la grille
des programmes de la RTG et continuer la mise en place des
radios communautaires en favorisant l'accès des populations aux
Nouvelles technologies de l'information à travers tout le pays.
Pour sa part, Issa Condé, le ministre sortant, a rappelé les
activités qu'il a menées en six mois au niveau du département
ainsi que les actions en perspective. Il a affirmé à cet effet
la diversification de l'espace audiovisuel avec l'octroi
d'agréments à de nouvelles radios privées. Issa Condé a
indiqué que l'étude des dossiers de candidature de nouvelles
radios et de télévision est actuellement en cours. Au niveau
des médias publics, il a indiqué que les efforts ont été
axés sur l'achèvement du projet de reconstruction de
l'immeuble de la RTG endommagé par le crash d'un Mig 31 à la
faveur de la remise en marche de cette maison, la chaîne RTG de
Boulbinet a été lancée. Le ministre sortant a rappelé que :
" Le chantier de l'absorption de la fracture numérique au
niveau des médias a été poursuivi, le transfert des fonds
documentaires de la RTG sur support numérique a été financé
grâce à l'assistance des partenaires, de nouvelles stations de
radios rurales viennent d'être inaugurées et d'autres en
seront. La couverture du territoire national par la radio et la
télévision a été sensiblement améliorée, atteignant 85% du
territoire national, le partenariat avec les institutions et
organismes multilatéraux a été renforcé et des programmes de
formation des exploitants gestionnaires des médias initiés.
" Et de souligner : " Des reformes institutionnelles
et techniques ont été mises en chantier pour accroître la
capacité de production des médias et de l'Agence Guinéenne de
Presse et de publicité. L'assainissement de l'environnement des
postes et télécommunication des nouvelles technologies de
l'information a porté sur l'élaboration des textes normatifs
relatifs à la gestion des fréquences. L'objectif recherché
étant l'accroissement des ressources de l'Etat et un meilleur
accès du public au service des postes et
télécommunication."
Le ministre sortant a terminé ses propos en souhaitant plein
succès à Tibou Camara avant de demander à ses collaborateurs
de travailler avec lui de manière loyale et féconde pour le
rayonnement du département de la Communication et des NTI.
Prenant la parole à son tour, Tibou Camara a remercié Dieu le
Tout Puissant et a exprimé sa gratitude à l'endroit du
président de la République pour l'avoir honoré de sa haute
estime en le confiant les rênes du département de la
Communication et des Nouvelles technologies de l'Information.
" Je mesure le poids et la confiance renouvelée de
Monsieur le président de la République. Et comme, je l'avais
déclaré, au moment où je prenais fonction au Conseil National
de la Communication, la jeunesse de notre pays doit avoir foi en
elle en se montrant capable de relever les défis " a
déclaré Tibou Camara d'entrée de jeu. Et d'indiquer que le
chef de l'Etat a compris que les jeunes, femmes et hommes, sont
ses alliés et ses soutiens les plus constants.
Il a également félicité son prédécesseur pour les efforts
consentis pour faire du ministère de la Communication une
référence.
Tibou Camara a déclaré que le nouveau gouvernement dont il est
membre est celui de tous les Guinéens de toutes les
générations et de toutes les sensibilités. " L'exigence
d'unité, dans la diversité qui caractérise toute société
démocratique, voilà l'atout principal du nouveau gouvernement
dirigé par M. Ahmed Tidiane Souaré " a-t-il souligné.
Tibou Camara a rappelé la nécessité de préserver la
sécurité des citoyens et de leurs biens, une des priorités du
gouvernement Souaré.
Le ministre de la Communication a appelé ses concitoyens à se
libérer de leurs rancœurs et de leurs frustrations pour le
bien du pays.
Aux médias des services publics, il a demandé de libérer et
de donner la parole en contribuant à l'éducation civique des
citoyens. Il a prié ses collaborateurs à s'associer à lui
pour qu'ensemble, animés de la même ardeur et des mêmes
ambitions, ils puissent accomplir leur mission.
Tibou Camara entend améliorer la grille des programmes de la
RTG pour l'adapter à l'évolution de la société et pour
accroître continuellement l'audience et la crédibilité des
médias d'Etat. Le ministre de la Communication entend
également mettre en place une autorité de régulation à même
de faire respecter les règles déterminées d'un commun accord
et librement consenties. Des innovations sont annoncées par le
ministre au niveau de la poste. L'intention de Tibou Camara,
dit-il, est d'apporter aussi des innovations qui marquent la fin
d'une ère et le début d'une autre plus prometteuse au niveau
de son département. Il a insisté sur l'obligation de
résultats pour chacun et de tous afin de donner un meilleur
visage à la nouvelle gouvernance économique et politique de la
Guinée. Tibou s'est déclaré confiant que le meilleur est à
venir dans notre pays et que l'espoir est toujours permis.
Guilana Fidel Mômou
Après la grogne, les policiers enterrent les leurs et
reprennent le service
Depuis le déclenchement du mouvement de grève des policiers
dans la journée du lundi 17 juin dernier à Conakry qui s'est
hélas terminé par un bain de sang, la population de la
capitale vit une fois encore dans l'insécurité totale.
Après avoir bénéficié des avancements en grade et suite à
une rencontre entre le nouveau ministre de la sécurité et les
responsables de la police, les agents de police ont finalement
accepté de reprendre le service dans la matinée du lundi 30
juin dernier. Mais bien avant cette date, on remarquait déjà
la présence au niveau de certains carrefour de la capitale,
d'agents pour réglementer la circulation.
A rappeler que c'est le vendredi 27 juin dernier, après la
grande prière sainte que trois corps de policiers tombés sous
les balles des militaires pendant la grogne, ont été
officiellement mis à terre au cimetière de Cameroun en
présence d'une foule nombreuse.
Le pillage de la plupart des commissariats de police de la place
par des militaires en colère, après avoir donné l'assaut
contre la base de la Compagnie Mobile d'Intervention de
Sécurité (CMIS) sise à la Camayenne dans la matinée du mardi
18 juin dernier, avait davantage plongé les citoyens dans une
profonde inquiétude en ce qui concerne leur sécurité et leurs
biens car, comme on l'avait constaté pendant les tristes et
inoubliables événements de janvier-février 2007, en cas de
troubles, il n'y avait pas en ce moment, d'autorité à qui se
plaindre.
On le sait, le lundi 17 juin, les policiers en grogne avaient
pendant des heures pris en otage leurs chefs hiérarchique comme
l'avaient fait les militaires lors de leur mutinerie à la
deuxième quinzaine du mois de mai dernier. Comme, les
militaires, les grognards n'avaient pas épargné la population
civile et les biens. Des citoyens avaient été dépossédés de
leurs biens par des policiers dans la nuit du lundi. Et les
balles que ces policiers avaient utilisé pendant leur
revendication notamment au niveau de la base de la CMIS pour
attirer l'attention de l'autorité sur le bien fondé de leur
mouvement seraient des balles en caoutchouc. Cependant, pendant
l'affrontement entre la police et l'armée, on avait enregistré
des morts et des blessés graves dans les deux camps ainsi que
des dégâts matériels très importants au préjudice de la
police.
Conséquences
Nombreux sont ceux qui se plaignent aujourd'hui à Conakry des
agissements ( attaque à mains armées, vol, arnaque et surtout
enlèvement de véhicules ) nuitamment de la part des hommes en
uniforme militaire. La semaine dernière, dans le secteur de
Simabossia dans la commune de Ratoma, un militaire dans un état
d'ivresse, diton, avait tiré à bout portant sur un jeune homme
l'atteignant mortellement au niveau de la tête. Selon des
témoins, durant toute la journée un groupe de militaires
avaient pris place dans un bar où ils auraient consommé
jusqu'au soir. Et à chaque fois, d'après nos témoins, les
hommes en armes sortaient pour tirer des coups de feu dehors
avant de reprendre leur place. Alors que les autres militaires
avaient quitté les lieux, l'un d'entre eux serait resté et
aurait demandé à être servi gratuitement sous la menace de
l'arme. Ce à quoi le gérant se serait catégoriquement
opposé. Entre temps un jeune homme qui rentrait dans le bar
aurait lancé : " les militaires croient que ce pays leur
appartient, mais ça ne se passera comme ils veulent " des
propos qui ont mis le militaire dans tous ses états l'amenant
à appuyer sur la gâchette avant de prendre la poudre
d'escampette.
Des gendarmes à la place des policiers
Dans la circulation routière, l'on remarque une absence totale
des agents de la police pour réglementer la circulation. A la
place de ces policiers spécialisés dans ce domaine, se sont
des gendarmes qui sont réquisitionnés pour assurer la relève.
Mais, parmi la population civile, parmi des jeunes qui
interviennent aussi pour régulation la circulation, si les uns
sont animés de bonne foi, d'autres pour la plupart des bandits,
causent d'énormes torts ( vol, attaque de toute sorte) aux
nombreux usagers de la circulation déjà complètement abattus
par la durée du temps mis dans les embouteillages. Les
taxi-mètres qui pour la plupart font preuve d'une indiscipline
caractérisée dans la circulation, sont sévèrement corrigés
par les gendarmes. Des conducteurs de taxi que nous avons
rencontrés la semaine dernière à Bambéto, affirment avoir
été arnaqués par des militaires. Selon eux, ces militaires
ont immobilisé leurs véhicules pendant des heures et leur
auraient exigé le versement de 15 à 20.000fg. Face à la
situation, la population l'interprète selon sa conception
philosophique, sociale et religieuse. En tout cas, si certains ont exprimé leurs sentiments de consternation face
à cette intervention musclée de l'armée à l'endroit de la
police, nombreux sont ceux qui estiment aussi que ces policiers
qui répriment souvent les mouvements de revendication à
Conakry et à l'intérieur du pays méritent une telle sanction.
" Les péchés se payent ici-bas " soutiennent-ils.
Bah Mamadou
Comme si c'était vrai, un policier écrit à son ami
Cher ami,
Comme tu l'as appris, nous étions en grève depuis le 16
courant. Au deuxième jour de ce mouvement, celui-ci a pris une
tournure dramatique, faisant des morts et des blessés graves
dans nos rangs. Heureusement, je suis saint et sauf pour le
moment. La police routière à laquelle j'appartiens étant
restée à la maison sans manifester de quelque nature que ce
soit.
Le comble est que, les militaires nous dénient un droit que la
constitution de notre pays reconnaît à tous les citoyens de ce
pays. Pire, eux ils se sont mutinés récemment avec à la clé,
des morts, des blessés graves et d'importants dégâts
matériels. En plus de l'amélioration de leurs conditions de
vie et de travail, ils ont obtenu l'impunité pour tous les
crimes et délits qu'ils ont commis ces dernières années. Des
crimes et délits commis encore une fois à cause du non-respect
de la loi. Car chaque fois qu'ils se sont substitués à nous
dans le maintien de l'ordre, ils ont commis de graves violations
des droits de l'homme. Inutile de te dire que c'est nous qui
sommes autorisés par la loi à maintenir l'ordre. Or, à
chacune des nombreuses crises que notre pays connaît ces
derniers temps, ils se sont mêlés, créant du coup de la
confusion ainsi que des atrocités sur les populations. On a
encore en mémoire la triste répression sanglante contre des
manifestants en 1998. Des répressions qui s'étaient soldées
par plusieurs morts, des blessés parfois avec paralysie à vie.
Tu comprends ma haine et ma révolte par rapport à ce qui s'est
passé ce mardi noir, qui sera à jamais gravé dans la mémoire
de la police de notre pays. Et pour cause, et ironie du sort, ce
sont ceux-là même qui sont chargés de maintenir l'ordre dans
la cité qui ont été la cible de leurs frères d'armes.
Déshonorés, battus voire massacrés, les policiers ont été
traités comme le pire des malfrats. Ils ont subi un traitement
inhumain, dégradant et indigne même de ceux qui perturbent le
sommeil des paisibles populations de la capitale : je veux
parler des bandits armés. Molestés, déshabillés, tenue
brûlée, certains policiers ont été traînés dans des eaux
usées en ce début de la saison des pluies. Dans ces eaux où
jonchent chiens et chats écrasés par les automobilistes ainsi
que de déchets de toute sorte, des policiers ont vécu une
journée cauchemardesque. Des citoyens indignés soutiennent que
la police a été humiliée. Les plus avertis affirment que ce
n'est nullement la police qui a été humiliée, mais plutôt la
République. Car la police représente cette République. Et par
conséquent, pour le peu de respect que l'institution militaire
a pour la République, elle devait respecter ce symbole de notre
Etat. Car, en dépit de tout ce qu'on dit de la police, celle-ci
incarne et représente notre nation. Que ce soit au port, à
l'aéroport ou sur la route, l'agent de police est le
représentant de l'Etat vis-à-vis de nos populations et surtout
des étrangers qui viennent chez nous. Et, seul Dieu sait, si
nous observons cette grève c'est pour l'amélioration de nos
conditions de vie et de travail. Des conditions qui font de nous
des véritables parias de notre société. Mal aimés, haïs et
vilipendés à tout bout de champ, nous sommes traités de tous
les noms. Or, il n'est un secret pour personne que si nous
sommes corrompus, c'est à cause de nos misérables salaires.
Comme je l'ai dit plus haut, nous sommes la vitrine de ce pays.
Raison pour laquelle, nous devons être mieux traités. Mais
lorsque nous réclamons notre droit par des moyens légaux, nous
sommes massacrés et remplacés au travail par des frères qui
devaient être solidaires avec nous. Un proverbe de chez nous ne
dit-il pas que si des cancrelats sont en train d'être grillés,
ils ne doivent pas se donner des coups de pied. Aujourd'hui,
c'est notre tour, demain ce sera le leur. Nous les attendons de
pied ferme.
Ceci expliquant cela, laisse moi te dire que si le mouvement
avait continué pendant longtemps, à la grève se serait
succédé la crève. Mon salaire ne faisant même pas le prix
d'un des 3 sacs de riz que nous consommons par mois, je ne vis
que grâce à nos frères de plaisanterie, les taximètres pour
lesquels, ces quelques jours de débrayage, furent un
véritablement ouf de soulagement. Ils ont respiré car nos
remplaçants n'avaient pas encore pris goût de la chose pour
laquelle nous sommes en permanence vilipendés : je veux parler
des billets de banque à la place des pièces des véhicules.
Comme tu le vois, j'ai été dans une situation peu confortable.
Je te prie donc de me venir au secours car la grève a épuisé
toutes mes ressources. Heureusement que cette grève n'a pas
continué, car mes voisins commençaient à se marrer de ma
femme et de mes enfants disant que bientôt nous n'allons plus
poser la marmite sur le feu à cause de la grève. Selon eux,
nous vivons de ce que je gagne dans la rue. Ce qui n'est pas
tout à fait faux. En te demandant de transmettre mes sincères
salutations à tous les membres de ta famille, j'attends
impatiemment ton coup de main.
Ton ami
Habib Yambering Diallo
50 tricycles et 50 téléphones offerts par Areeba Guinée
aux personnes handicapées
La semaine dernière, la société de télécommunication Areeba
a fait des dons de 50 tricycles et plus de 50 téléphones, en
plus des cartes rechargeables par SMS aux personnes
handicapées.
Dans son discours de circonstance, le directeur général de
Areeba a remercié tous les partenaires sociaux de la société
et félicité les bénéficiaires des dons. Selon lui, ce don
vise à apporter un appui aux malades qui sont souvent
dépourvus de tout moyen pouvant leur permettre de se mouvoir.
"L'objectif de ce don est d'une part de leur procurer une
autonomie financière en revendant ces cartes de recharge par
SMS aux consommateurs, leur permettant de travailler et de
gagner leur vie tout en se déplaçant convenablement "
dira M Jaber.
Selon le directeur, depuis deux ans, sa société essaye de
donner la joie à la population guinéenne en lui offrant des
dons sous couvert d'une assistance humanitaire.
Dans le domaine de la santé, des médicaments offerts au CHU
Ignace Deen et à l'hôpital de Dalaba et un don de sang au
centre national de transfusion sanguine ont été cités en
guise d'exemple d'actons menées par Areeba Guinée. Sur le plan
de l'éducation, la société a offert des kits scolaires, des
ordinateurs aux ministères de l'Education nationale et à
l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. 200 tricycles ont
été offerts aux personnes handicapées, des voyages à la
Mecque, au Ghana pour la CAN, des équipements sportifs et des
dons de riz aux couches les plus vulnérables sont également
d'autres actions sociales faites par la société.
Pour terminer, le directeur de Areeba a déclaré que son
entreprise a beaucoup de projets au cours de cette année pour
la chaîne de solidarité nationale. Ces projets concernent des
dons et assistances humanitaires qui seront destinés aux
pauvres et leur famille.
Par ailleurs, il reste entendu que le gouvernement guinéen
devra initier de véritables programmes projets en faveur des
personnes handicapées qui sillonnent les différents carrefours
de la capitale et des grandes villes de l'intérieur du pays.
Avec l'appui financier et technique des partenaires et même des
sociétés implantées dans le pays, ces projets pourraient
être beaucoup plus rentables pour ceux qui vont en
bénéficier. Parmi ces projets, on cite des centres de
formations en couture, en coiffure, bref en travaux manuels qui,
au terme de 2 à 3 ans, pourraient permettre d'assurer la
formation des jeunes handicapés. Cela leur permettra d'ouvrir
à leur tour d'autres centres pour travailler et gagner leur vie
de façon digne et honnête.
D'autres pays de la sous région ont déjà tenté
l'expérience. Ce qui a réduit le nombre des handicapés
malheureux qui traînent à longueur de journée sous le soleil
ardant et la pluie à la recherche du pain quotidien.
Lansana Camara
Mois de l'enfant guinéen -
Assainissement dans 10 quartiers à risques de Choléra et
traitement de l'eau pour 400 000 habitants de Conakry
Le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) en Guinée,
en partenariat avec le gouvernorat de Conakry, a lancé une
campagne d'assainissement et de traitement de l'eau à Conakry.
Cette campagne consiste en des activités complémentaires
d'assainissement et de distribution gratuite de produits de
traitement de l'eau à domicile.
L'assainissement a lieu dans 10 quartiers les plus insalubres de
Conakry, à raison de 2 par commune. de Conakry. Il est
exécuté par 50 organisations constituées d'associations de
jeunes et de femmes.
La Croix-Rouge Guinéenne assure la distribution gratuite et
équitable de produits de traitement de l'eau de boisson à
domicile, " Sur'Eau ". Les ayant-droits,
bénéficiaires de cette distribution de " Sur'Eau "
comprennent 60 000 ménages, soit environ 400 000 habitants.
Cette organisation humanitaire est également chargée de la
communication interpersonnelle. Pour ce faire, les volontaires
de la Croix-Rouge font de la sensibilisation en diffusant des
messages pertinents sur l hygiène de l'environnement et le mode
de désinfection de l'eau à domicile, en particulier l'eau de
boisson.
L'Unicef a donné un appui en fournissant 100 kits
d'assainissements, composés de brouettes, balais, pelles,
râteaux, sceaux, savons, bottes, gants, masques (cache-nez). Il
a aussi mis à disposition, 60 000 flacons de " Sur'Eau
" destinés à purifier 60 000 m³ d'eau, soit 60 millions
de litres d'eau.
La valeur globale de ce don est de 89 000 USD soit environ 400
000 000 GNF (au taux des N.U).
Cette contribution a été appréciée par le Gouverneur de la
ville de Conakry. Mr Malick Sankon a en effet saisi
l'opportunité du lancement officiel de cette campagne, le 14
juin dernier au quartier de Coronthie,
pour remercier l'Unicef et inviter les autorités locales et les
populations à participer pleinement à la réussite de cette
campagne.
La participation positive des responsables et des populations,
à ce pressant appel ne fait l'objet d'aucun doute a répondu
l'administrateur du programme Eau-Hygiène-Assainissement de
l'Unicef. Mr Ousseïni Maigana, a en outre, loué les efforts
constants du gouvernorat pour rendre la ville de Conakry plus
salubre, souvent sur fonds propre et dans des conditions
difficiles.
La Capitale guinéenne est une zone à risques de maladies
hydriques, dont le choléra, devenu endémique en Guinée.
Ces activités synergiques d'assainissement, de traitement de
l'eau et de communication interpersonnelle sont la suite de
celles effectuées en 2007 début de l'actuel programme de
coopération entre la Guinée et l'Unicef. Elles avaient alors
été exécutées en partenariat avec les étudiants de la
faculté de Médecine de l'Université de Conakry et la
Croix-rouge Guinéenne. Environ un million de personnes, soit
50% de la population estimée de la Capitale Conakry avaient
bénéficié de ces activités, l'année derniere.
La présente campagne entre dans le cadre du soutien au mois de
l'enfant guinéen en cette Année Internationale de
l'Assainissement Elle se poursuit jusqu'au 30 juin 2008.
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