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SOCIETE

Education - Le ministre de l'éducation prône des examens propres et transparents

Les examens nationaux ont démarré lundi 30 juin dernier avec les épreuves de baccalauréat. Ils sont 693 750 candidats aux différents examens nationaux qui affrontent ces examens contre 542 086 en 2007. Comme aux examens de l'an dernier, le ministre de l'Enseignement pré-universitaire promet d'organiser des examens propres, transparents et équitables loin de toute supercherie.

Selon le ministre de l'Enseignement pré-universitaire, 5 426 500 adolescents affrontent les examens d'entrer en 7ème année, 118 572 au BEPC, 87 742 au baccalauréat et 60 935 candidats aux examens d'entrée et de sortie des écoles professionnelles.

De l'avis de certaines surveillants et même des candidats au baccalauréat unique, toutes les mesures ont été prises pour éviter la fraude. Déjà à la veille, le message était clair, pas question d'aller avec des sacs, des téléphones portables et autres objets pouvant permettre à l'élève de violer la nouvelle règle. Comme l'a dit Ousmane Souaré, le ministre de l'Enseignement pré-universitaire, seuls ceux qui mériteront iront en classe supérieure.

Il revient de rappeler que l'année scolaire qui risquait d'être comprime a pu être sauvée de justesse après la suspension par l'inter centrale de l'Education FSPE-SLECG le 22 juin dernier de son mouvement de grève générale illimitée lancé le 19 juin sur toute l'étendue du territoire national pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail. Une suspension du mouvement de grève qui fait suite à des négociations " fructueuses " qui ont conduit à la signature d'un protocole d'accord sur les 9 points de la plate-forme revendicative.

Dans une déclaration lue par Louis M'Bemba Soumah, le Secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), l'inter syndicale de l'Education FSPE-SLECG, déclarait avoir tenu compte de la prise en charge effective sur les bulletins de juin des 25 points de la valeur monétaire du point d'indice de certains enseignants reclassés ainsi que des rappels différentiels de salaires des enseignants ayant migré au FGA de 2006 à 2008.

Ainsi, mesurant à leur juste valeur les acquis de ces négociations dont le Protocole d'accord fait foi, et prenant en compte l'intérêt national, l'inter syndicale de l'éducation FSPE-SLECG avait décidé de la suspension le 22 juin 2008 de la grève générale et illimitée déclenchée depuis le 19 juin 2008 sur toute l'étendue du territoire national.

L'inter syndicale de l'éducation a félicité les enseignantes et enseignants, les chercheurs et autres employés de l'éducation pour les acquis obtenus et pour avoir observé, dans la discipline, le mot d'ordre de grève.

L'inter syndicale de l'Education FSPE-SLECG avait invité à cet effet les enseignantes et enseignants à reprendre le travail le lundi, 23 juin 2008 à 8 heures sur toute l'étendue du territoire national et à participer activement à l'organisation des examens nationaux en vue d'achever en beauté l'année scolaire et universitaire 2007-2008. ce qui fut fait. Car elle avait rassuré les enseignantes et enseignants que toutes les dispositions sont prises pour l'application effective du Protocole d'accord. Faute de quoi, annonce l'inter centrale de l'Education, la grève qui n'est que suspendue, pourra être déclenchée dès la rentrée scolaire et universitaire 2008-2009.

Une annonce qui avait été accueillie avec un véritable ouf de soulagement par les parents d'élèves, les autorités qui craignaient le soulèvement des élèves ainsi que les élèves eux-mêmes qui craignaient également une année blanche.

A l'annonce de la bonne nouvelle, dans les quartiers de la haute banlieue de Conakry, les élèves avaient manifesté partout leur joie de voir l'année scolaire sauvée. Ainsi, dès lundi, comme ordonné par l'inter centrale de l'éducation, enseignants et élèves avaient repris le chemin de l'école dans le calme et dans la discipline. Et les examens nationaux ont ainsi pu avoir lieu.

Reste aux autorités de respecter leurs engagements afin d'éviter dès la rentrée scolaire prochaine de nouveaux troubles, étant donné que l'inter centrale de l'Education menace de reprendre son mouvement de grève si le protocole d'accord n'était pas respecté.

Guilana Fidel Mômou

Tibou Camara nouveau ministre de la Communication et des NTI : " Je mesure le poids et la confiance renouvelée de Monsieur le Président de la République "

La journée du lundi 23 juin a été marquée à Conakry par la passation de service au niveau de plusieurs départements ministériels. Au niveau du ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l'Information (NTI), Issa Condé, désormais ministre de la Jeunesse et des Sports, a passé le témoin à Tibou Camara qui était jusque là le Président du Conseil National de la Communication (CNC). La cérémonie était présidée par le Secrétaire général du Gouvernement, Elhadj Oury Baïlo Bah.

Le Secrétaire général du gouvernement a salué les résultats obtenus par le ministre sortant en si peu de temps, entre autres, la couverture du territoire en réseau GSM.

Elhadj Oury Bah a aussi salué l'arrivée à la tête du ministère de la Communication et des NTI de Tibou Camara, en qui le Président de la République a renouvelé sa confiance après son séjour au CNC. Il a ensuite interpellé le nouveau ministre de la Communication et des NTI sur les défis qui l'attendent : résoudre le problème d'interconnexion entre les sociétés de téléphonie mobile, promouvoir le réseau du téléphone fixe, rédynamiser la poste guinéenne, promouvoir la promotion de la liberté d'expression, améliorer la grille des programmes de la RTG et continuer la mise en place des radios communautaires en favorisant l'accès des populations aux Nouvelles technologies de l'information à travers tout le pays.

Pour sa part, Issa Condé, le ministre sortant, a rappelé les activités qu'il a menées en six mois au niveau du département ainsi que les actions en perspective. Il a affirmé à cet effet la diversification de l'espace audiovisuel avec l'octroi d'agréments à de nouvelles radios privées. Issa Condé a indiqué que l'étude des dossiers de candidature de nouvelles radios et de télévision est actuellement en cours. Au niveau des médias publics, il a indiqué que les efforts ont été axés sur l'achèvement du projet de reconstruction de l'immeuble de la RTG endommagé par le crash d'un Mig 31 à la faveur de la remise en marche de cette maison, la chaîne RTG de Boulbinet a été lancée. Le ministre sortant a rappelé que : " Le chantier de l'absorption de la fracture numérique au niveau des médias a été poursuivi, le transfert des fonds documentaires de la RTG sur support numérique a été financé grâce à l'assistance des partenaires, de nouvelles stations de radios rurales viennent d'être inaugurées et d'autres en seront. La couverture du territoire national par la radio et la télévision a été sensiblement améliorée, atteignant 85% du territoire national, le partenariat avec les institutions et organismes multilatéraux a été renforcé et des programmes de formation des exploitants gestionnaires des médias initiés. " Et de souligner : " Des reformes institutionnelles et techniques ont été mises en chantier pour accroître la capacité de production des médias et de l'Agence Guinéenne de Presse et de publicité. L'assainissement de l'environnement des postes et télécommunication des nouvelles technologies de l'information a porté sur l'élaboration des textes normatifs relatifs à la gestion des fréquences. L'objectif recherché étant l'accroissement des ressources de l'Etat et un meilleur accès du public au service des postes et télécommunication."

Le ministre sortant a terminé ses propos en souhaitant plein succès à Tibou Camara avant de demander à ses collaborateurs de travailler avec lui de manière loyale et féconde pour le rayonnement du département de la Communication et des NTI.

Prenant la parole à son tour, Tibou Camara a remercié Dieu le Tout Puissant et a exprimé sa gratitude à l'endroit du président de la République pour l'avoir honoré de sa haute estime en le confiant les rênes du département de la Communication et des Nouvelles technologies de l'Information. " Je mesure le poids et la confiance renouvelée de Monsieur le président de la République. Et comme, je l'avais déclaré, au moment où je prenais fonction au Conseil National de la Communication, la jeunesse de notre pays doit avoir foi en elle en se montrant capable de relever les défis " a déclaré Tibou Camara d'entrée de jeu. Et d'indiquer que le chef de l'Etat a compris que les jeunes, femmes et hommes, sont ses alliés et ses soutiens les plus constants.

Il a également félicité son prédécesseur pour les efforts consentis pour faire du ministère de la Communication une référence.

Tibou Camara a déclaré que le nouveau gouvernement dont il est membre est celui de tous les Guinéens de toutes les générations et de toutes les sensibilités. " L'exigence d'unité, dans la diversité qui caractérise toute société démocratique, voilà l'atout principal du nouveau gouvernement dirigé par M. Ahmed Tidiane Souaré " a-t-il souligné. Tibou Camara a rappelé la nécessité de préserver la sécurité des citoyens et de leurs biens, une des priorités du gouvernement Souaré.

Le ministre de la Communication a appelé ses concitoyens à se libérer de leurs rancœurs et de leurs frustrations pour le bien du pays.

Aux médias des services publics, il a demandé de libérer et de donner la parole en contribuant à l'éducation civique des citoyens. Il a prié ses collaborateurs à s'associer à lui pour qu'ensemble, animés de la même ardeur et des mêmes ambitions, ils puissent accomplir leur mission.

Tibou Camara entend améliorer la grille des programmes de la RTG pour l'adapter à l'évolution de la société et pour accroître continuellement l'audience et la crédibilité des médias d'Etat. Le ministre de la Communication entend également mettre en place une autorité de régulation à même de faire respecter les règles déterminées d'un commun accord et librement consenties. Des innovations sont annoncées par le ministre au niveau de la poste. L'intention de Tibou Camara, dit-il, est d'apporter aussi des innovations qui marquent la fin d'une ère et le début d'une autre plus prometteuse au niveau de son département. Il a insisté sur l'obligation de résultats pour chacun et de tous afin de donner un meilleur visage à la nouvelle gouvernance économique et politique de la Guinée. Tibou s'est déclaré confiant que le meilleur est à venir dans notre pays et que l'espoir est toujours permis.

Guilana Fidel Mômou

Après la grogne, les policiers enterrent les leurs et reprennent le service

Depuis le déclenchement du mouvement de grève des policiers dans la journée du lundi 17 juin dernier à Conakry qui s'est hélas terminé par un bain de sang, la population de la capitale vit une fois encore dans l'insécurité totale.

Après avoir bénéficié des avancements en grade et suite à une rencontre entre le nouveau ministre de la sécurité et les responsables de la police, les agents de police ont finalement accepté de reprendre le service dans la matinée du lundi 30 juin dernier. Mais bien avant cette date, on remarquait déjà la présence au niveau de certains carrefour de la capitale, d'agents pour réglementer la circulation.

A rappeler que c'est le vendredi 27 juin dernier, après la grande prière sainte que trois corps de policiers tombés sous les balles des militaires pendant la grogne, ont été officiellement mis à terre au cimetière de Cameroun en présence d'une foule nombreuse.

Le pillage de la plupart des commissariats de police de la place par des militaires en colère, après avoir donné l'assaut contre la base de la Compagnie Mobile d'Intervention de Sécurité (CMIS) sise à la Camayenne dans la matinée du mardi 18 juin dernier, avait davantage plongé les citoyens dans une profonde inquiétude en ce qui concerne leur sécurité et leurs biens car, comme on l'avait constaté pendant les tristes et inoubliables événements de janvier-février 2007, en cas de troubles, il n'y avait pas en ce moment, d'autorité à qui se plaindre.

On le sait, le lundi 17 juin, les policiers en grogne avaient pendant des heures pris en otage leurs chefs hiérarchique comme l'avaient fait les militaires lors de leur mutinerie à la deuxième quinzaine du mois de mai dernier. Comme, les militaires, les grognards n'avaient pas épargné la population civile et les biens. Des citoyens avaient été dépossédés de leurs biens par des policiers dans la nuit du lundi. Et les balles que ces policiers avaient utilisé pendant leur revendication notamment au niveau de la base de la CMIS pour attirer l'attention de l'autorité sur le bien fondé de leur mouvement seraient des balles en caoutchouc. Cependant, pendant l'affrontement entre la police et l'armée, on avait enregistré des morts et des blessés graves dans les deux camps ainsi que des dégâts matériels très importants au préjudice de la police.

Conséquences

Nombreux sont ceux qui se plaignent aujourd'hui à Conakry des agissements ( attaque à mains armées, vol, arnaque et surtout enlèvement de véhicules ) nuitamment de la part des hommes en uniforme militaire. La semaine dernière, dans le secteur de Simabossia dans la commune de Ratoma, un militaire dans un état d'ivresse, diton, avait tiré à bout portant sur un jeune homme l'atteignant mortellement au niveau de la tête. Selon des témoins, durant toute la journée un groupe de militaires avaient pris place dans un bar où ils auraient consommé jusqu'au soir. Et à chaque fois, d'après nos témoins, les hommes en armes sortaient pour tirer des coups de feu dehors avant de reprendre leur place. Alors que les autres militaires avaient quitté les lieux, l'un d'entre eux serait resté et aurait demandé à être servi gratuitement sous la menace de l'arme. Ce à quoi le gérant se serait catégoriquement opposé. Entre temps un jeune homme qui rentrait dans le bar aurait lancé : " les militaires croient que ce pays leur appartient, mais ça ne se passera comme ils veulent " des propos qui ont mis le militaire dans tous ses états l'amenant à appuyer sur la gâchette avant de prendre la poudre d'escampette.

Des gendarmes à la place des policiers

Dans la circulation routière, l'on remarque une absence totale des agents de la police pour réglementer la circulation. A la place de ces policiers spécialisés dans ce domaine, se sont des gendarmes qui sont réquisitionnés pour assurer la relève. Mais, parmi la population civile, parmi des jeunes qui interviennent aussi pour régulation la circulation, si les uns sont animés de bonne foi, d'autres pour la plupart des bandits, causent d'énormes torts ( vol, attaque de toute sorte) aux nombreux usagers de la circulation déjà complètement abattus par la durée du temps mis dans les embouteillages. Les taxi-mètres qui pour la plupart font preuve d'une indiscipline caractérisée dans la circulation, sont sévèrement corrigés par les gendarmes. Des conducteurs de taxi que nous avons rencontrés la semaine dernière à Bambéto, affirment avoir été arnaqués par des militaires. Selon eux, ces militaires ont immobilisé leurs véhicules pendant des heures et leur auraient exigé le versement de 15 à 20.000fg. Face à la situation, la population l'interprète selon sa conception philosophique, sociale et religieuse. En tout cas, si certains ont exprimé leurs sentiments de consternation face à cette intervention musclée de l'armée à l'endroit de la police, nombreux sont ceux qui estiment aussi que ces policiers qui répriment souvent les mouvements de revendication à Conakry et à l'intérieur du pays méritent une telle sanction. " Les péchés se payent ici-bas " soutiennent-ils.

Bah Mamadou

Comme si c'était vrai, un policier écrit à son ami

Cher ami,

Comme tu l'as appris, nous étions en grève depuis le 16 courant. Au deuxième jour de ce mouvement, celui-ci a pris une tournure dramatique, faisant des morts et des blessés graves dans nos rangs. Heureusement, je suis saint et sauf pour le moment. La police routière à laquelle j'appartiens étant restée à la maison sans manifester de quelque nature que ce soit.

Le comble est que, les militaires nous dénient un droit que la constitution de notre pays reconnaît à tous les citoyens de ce pays. Pire, eux ils se sont mutinés récemment avec à la clé, des morts, des blessés graves et d'importants dégâts matériels. En plus de l'amélioration de leurs conditions de vie et de travail, ils ont obtenu l'impunité pour tous les crimes et délits qu'ils ont commis ces dernières années. Des crimes et délits commis encore une fois à cause du non-respect de la loi. Car chaque fois qu'ils se sont substitués à nous dans le maintien de l'ordre, ils ont commis de graves violations des droits de l'homme. Inutile de te dire que c'est nous qui sommes autorisés par la loi à maintenir l'ordre. Or, à chacune des nombreuses crises que notre pays connaît ces derniers temps, ils se sont mêlés, créant du coup de la confusion ainsi que des atrocités sur les populations. On a encore en mémoire la triste répression sanglante contre des manifestants en 1998. Des répressions qui s'étaient soldées par plusieurs morts, des blessés parfois avec paralysie à vie.

Tu comprends ma haine et ma révolte par rapport à ce qui s'est passé ce mardi noir, qui sera à jamais gravé dans la mémoire de la police de notre pays. Et pour cause, et ironie du sort, ce sont ceux-là même qui sont chargés de maintenir l'ordre dans la cité qui ont été la cible de leurs frères d'armes. Déshonorés, battus voire massacrés, les policiers ont été traités comme le pire des malfrats. Ils ont subi un traitement inhumain, dégradant et indigne même de ceux qui perturbent le sommeil des paisibles populations de la capitale : je veux parler des bandits armés. Molestés, déshabillés, tenue brûlée, certains policiers ont été traînés dans des eaux usées en ce début de la saison des pluies. Dans ces eaux où jonchent chiens et chats écrasés par les automobilistes ainsi que de déchets de toute sorte, des policiers ont vécu une journée cauchemardesque. Des citoyens indignés soutiennent que la police a été humiliée. Les plus avertis affirment que ce n'est nullement la police qui a été humiliée, mais plutôt la République. Car la police représente cette République. Et par conséquent, pour le peu de respect que l'institution militaire a pour la République, elle devait respecter ce symbole de notre Etat. Car, en dépit de tout ce qu'on dit de la police, celle-ci incarne et représente notre nation. Que ce soit au port, à l'aéroport ou sur la route, l'agent de police est le représentant de l'Etat vis-à-vis de nos populations et surtout des étrangers qui viennent chez nous. Et, seul Dieu sait, si nous observons cette grève c'est pour l'amélioration de nos conditions de vie et de travail. Des conditions qui font de nous des véritables parias de notre société. Mal aimés, haïs et vilipendés à tout bout de champ, nous sommes traités de tous les noms. Or, il n'est un secret pour personne que si nous sommes corrompus, c'est à cause de nos misérables salaires. Comme je l'ai dit plus haut, nous sommes la vitrine de ce pays. Raison pour laquelle, nous devons être mieux traités. Mais lorsque nous réclamons notre droit par des moyens légaux, nous sommes massacrés et remplacés au travail par des frères qui devaient être solidaires avec nous. Un proverbe de chez nous ne dit-il pas que si des cancrelats sont en train d'être grillés, ils ne doivent pas se donner des coups de pied. Aujourd'hui, c'est notre tour, demain ce sera le leur. Nous les attendons de pied ferme.

Ceci expliquant cela, laisse moi te dire que si le mouvement avait continué pendant longtemps, à la grève se serait succédé la crève. Mon salaire ne faisant même pas le prix d'un des 3 sacs de riz que nous consommons par mois, je ne vis que grâce à nos frères de plaisanterie, les taximètres pour lesquels, ces quelques jours de débrayage, furent un véritablement ouf de soulagement. Ils ont respiré car nos remplaçants n'avaient pas encore pris goût de la chose pour laquelle nous sommes en permanence vilipendés : je veux parler des billets de banque à la place des pièces des véhicules.

Comme tu le vois, j'ai été dans une situation peu confortable. Je te prie donc de me venir au secours car la grève a épuisé toutes mes ressources. Heureusement que cette grève n'a pas continué, car mes voisins commençaient à se marrer de ma femme et de mes enfants disant que bientôt nous n'allons plus poser la marmite sur le feu à cause de la grève. Selon eux, nous vivons de ce que je gagne dans la rue. Ce qui n'est pas tout à fait faux. En te demandant de transmettre mes sincères salutations à tous les membres de ta famille, j'attends impatiemment ton coup de main.

Ton ami

Habib Yambering Diallo

50 tricycles et 50 téléphones offerts par Areeba Guinée aux personnes handicapées

La semaine dernière, la société de télécommunication Areeba a fait des dons de 50 tricycles et plus de 50 téléphones, en plus des cartes rechargeables par SMS aux personnes handicapées.

Dans son discours de circonstance, le directeur général de Areeba a remercié tous les partenaires sociaux de la société et félicité les bénéficiaires des dons. Selon lui, ce don vise à apporter un appui aux malades qui sont souvent dépourvus de tout moyen pouvant leur permettre de se mouvoir. "L'objectif de ce don est d'une part de leur procurer une autonomie financière en revendant ces cartes de recharge par SMS aux consommateurs, leur permettant de travailler et de gagner leur vie tout en se déplaçant convenablement " dira M Jaber.

Selon le directeur, depuis deux ans, sa société essaye de donner la joie à la population guinéenne en lui offrant des dons sous couvert d'une assistance humanitaire.

Dans le domaine de la santé, des médicaments offerts au CHU Ignace Deen et à l'hôpital de Dalaba et un don de sang au centre national de transfusion sanguine ont été cités en guise d'exemple d'actons menées par Areeba Guinée. Sur le plan de l'éducation, la société a offert des kits scolaires, des ordinateurs aux ministères de l'Education nationale et à l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. 200 tricycles ont été offerts aux personnes handicapées, des voyages à la Mecque, au Ghana pour la CAN, des équipements sportifs et des dons de riz aux couches les plus vulnérables sont également d'autres actions sociales faites par la société.

Pour terminer, le directeur de Areeba a déclaré que son entreprise a beaucoup de projets au cours de cette année pour la chaîne de solidarité nationale. Ces projets concernent des dons et assistances humanitaires qui seront destinés aux pauvres et leur famille.

Par ailleurs, il reste entendu que le gouvernement guinéen devra initier de véritables programmes projets en faveur des personnes handicapées qui sillonnent les différents carrefours de la capitale et des grandes villes de l'intérieur du pays. Avec l'appui financier et technique des partenaires et même des sociétés implantées dans le pays, ces projets pourraient être beaucoup plus rentables pour ceux qui vont en bénéficier. Parmi ces projets, on cite des centres de formations en couture, en coiffure, bref en travaux manuels qui, au terme de 2 à 3 ans, pourraient permettre d'assurer la formation des jeunes handicapés. Cela leur permettra d'ouvrir à leur tour d'autres centres pour travailler et gagner leur vie de façon digne et honnête.

D'autres pays de la sous région ont déjà tenté l'expérience. Ce qui a réduit le nombre des handicapés malheureux qui traînent à longueur de journée sous le soleil ardant et la pluie à la recherche du pain quotidien.

Lansana Camara

Mois de l'enfant guinéen - Assainissement dans 10 quartiers à risques de Choléra et traitement de l'eau pour 400 000 habitants de Conakry

Le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) en Guinée, en partenariat avec le gouvernorat de Conakry, a lancé une campagne d'assainissement et de traitement de l'eau à Conakry.
Cette campagne consiste en des activités complémentaires d'assainissement et de distribution gratuite de produits de traitement de l'eau à domicile.

L'assainissement a lieu dans 10 quartiers les plus insalubres de Conakry, à raison de 2 par commune. de Conakry. Il est exécuté par 50 organisations constituées d'associations de jeunes et de femmes.

La Croix-Rouge Guinéenne assure la distribution gratuite et équitable de produits de traitement de l'eau de boisson à domicile, " Sur'Eau ". Les ayant-droits, bénéficiaires de cette distribution de " Sur'Eau " comprennent 60 000 ménages, soit environ 400 000 habitants. Cette organisation humanitaire est également chargée de la communication interpersonnelle. Pour ce faire, les volontaires de la Croix-Rouge font de la sensibilisation en diffusant des messages pertinents sur l hygiène de l'environnement et le mode de désinfection de l'eau à domicile, en particulier l'eau de boisson.

L'Unicef a donné un appui en fournissant 100 kits d'assainissements, composés de brouettes, balais, pelles, râteaux, sceaux, savons, bottes, gants, masques (cache-nez). Il a aussi mis à disposition, 60 000 flacons de " Sur'Eau " destinés à purifier 60 000 m³ d'eau, soit 60 millions de litres d'eau.

La valeur globale de ce don est de 89 000 USD soit environ 400 000 000 GNF (au taux des N.U).

Cette contribution a été appréciée par le Gouverneur de la ville de Conakry. Mr Malick Sankon a en effet saisi l'opportunité du lancement officiel de cette campagne, le 14 juin dernier au quartier de Coronthie, pour remercier l'Unicef et inviter les autorités locales et les populations à participer pleinement à la réussite de cette campagne.

La participation positive des responsables et des populations, à ce pressant appel ne fait l'objet d'aucun doute a répondu l'administrateur du programme Eau-Hygiène-Assainissement de l'Unicef. Mr Ousseïni Maigana, a en outre, loué les efforts constants du gouvernorat pour rendre la ville de Conakry plus salubre, souvent sur fonds propre et dans des conditions difficiles.

La Capitale guinéenne est une zone à risques de maladies hydriques, dont le choléra, devenu endémique en Guinée.

Ces activités synergiques d'assainissement, de traitement de l'eau et de communication interpersonnelle sont la suite de celles effectuées en 2007 début de l'actuel programme de coopération entre la Guinée et l'Unicef. Elles avaient alors été exécutées en partenariat avec les étudiants de la faculté de Médecine de l'Université de Conakry et la Croix-rouge Guinéenne. Environ un million de personnes, soit 50% de la population estimée de la Capitale Conakry avaient bénéficié de ces activités, l'année derniere.

La présente campagne entre dans le cadre du soutien au mois de l'enfant guinéen en cette Année Internationale de l'Assainissement Elle se poursuit jusqu'au 30 juin 2008.

 
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